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  • Cette page est susceptible d'apporter des renseignements utiles en cas de danger toxique ou chimique particulier.
  • Quelques sites particulièrement utiles traitant du bioterrorisme

Gestion Hospitalière du Risque Chimique

Il existe un risque chimique qui peut résulter non seulement d'une exposition à des produits industriels, agricoles ou domestiques mais aussi de l'utilisation d'armes chimiques ou d'accidents industriels majeurs. Ce risque chimique exceptionnel reste de très faible probabilité, mais les conséquences en terme humain ou environnemental pourraient être majeures. Les événements survenus fin 2001 ont en particulier, amené les hôpitaux à s'interroger sur leur capacité de répondre à un tel risque. La diversité de la menace et des produits toxiques pouvant être en cause impose un effort de préparation significatif.Un énorme travail a déjà été réalisé en terme d'intervention pré-hospitalière et en particulier, les SAMU ont conçu des plans d'intervention et d'évacuation des victimes, aidés en cela par la réflexion des militaires pour qui le risque chimique est une préoccupation.

Mais le milieu civil en tant que cible potentielle se caractérise par une extrême diversité d'âge, d'état de santé, de culture et surtout, par son absence de préparation. Il est certain qu'en cas d'accident chimique, les personnes exposées se rendront dans l'hôpital de proximité. Ainsi lors de l'attentat au sarin du métro de Tokyo, des milliers personnes, intoxiquées ou inquiètes, ont du être prises en charge dans les minutes ou heures qui ont suivi, dans plus de 100 établissements de soins. Tout hôpital doit donc se préparer à accueillir de telles victimes. Ce risque chimique particulier auquel les hôpitaux civils ne sont quelquefois pas encore tout à fait préparés, nécessite la mise en place de procédures leur permettant de remplir leur mission de service public tout en protégeant leur personnel. Il appartient aux médecins et à l'ensemble du personnel des hôpitaux, en s'informant, se formant et s'impliquant dans cette réflexion collective dont le besoin est ressenti peut être plus particulièrement aujourd'hui, de contribuer à améliorer la prise en charge des victimes d'arme et/ou d'accident chimiques, en particulier collectifs.

La gestion intra-hospitalière du risque chimique repose sur la procédure suivante :

Reconnaître l'accident chimique aux urgences d'un hôpital, permettant sa mise en alerte,

Déterminer immédiatement la nécessité et le mode de protection du personnel soignant vis-à-vis de produits chimiques persistants ou qui sont pour l'éssentiel des agents de guerre chimique,

Activer, en corollaire, une chaîne de décontamination dont le principe est simple : c'est un circuit unidirectionnel qui permet aux victimes de se déshabiller, de garder dans des conditions précises leurs effets personnels de valeur et de se décontaminer grâce à une simple douche,

Recueillir des données médicales pertinentes par l'examen des premières personnes se présentant aux urgences. La communication de ces informations au centre antipoison permet d'évoquer un diagnostic toxicologique qui sera confirmé par les analyses effectuées dans les meilleures conditions par le laboratoire de toxicologie référent.
A partir de là et sur les conseils du centre antipoison concerné,

Mettre en œuvre des guides individuels de prise en charge adaptés au risque (tel que par exemple, en cas d'intoxication par les gaz suffocants, les organophosphorés ou le cyanure).

Les guides consultables sur ce site (d'autres sont en cours d'élaboration) ont pour but de répondre en particulier à la situation où des victimes d'accident chimiques se présenteraient aux urgences dans des hôpitaux non particulièrement spécialisés dans la prise en charge du risque chimique. Ils sont laissés à l'appréciation et aux critiques éventuelles de tous les professionnels de santé impliqués et pourront être utiles éventuellement aussi dans d'autres régions que celles où ils ont été proposés et aux hôpitaux auxquels ils sont en principe destinés. Les guides disponibles sur ce site pourront en principe être communiqués (e-mail) par leurs auteurs, contactés par l'intermédiaire du webmaster, à tout médecin spécialiste très concerné qui souhaiterait en prendre connaissance, préciserait ses fonctions, besoins et motivations et s'engagerait à donner son avis en retour.

Nous remercions les différents spécialistes qui ont pu à ce jour faire des suggestions sur les protocoles déjà proposés sur ce site et nous faire des suggestions pour les améliorer, en particulier les médecins des services de réanimation, des hôpitaux civils ou militaires, des SAMU et des autres centres antipoison et de toxicovigilance français (dans le cadre de leur association).

Le mot de passe demandé actuellement dans ce cadre, pour accéder à ces informations réservées, peut être communiqué à tout médecin qui en fera la demande justifiée au centre antipoison concerné en cas de menace ou d'alerte chimique (par téléphone, e-mail, fax). Selon les circonstances, notamment en cas d'urgence, la nécessité du mot de passe pourra être annulée par nos soins.
Ces guides envisagent en particulier :

    • la nécessité d'une hospitalisation
    • les traitements symptomatiques et les antidotes adaptés au cas et à la gravité
    • les paramètres de surveillance de l'évolution initiale
    • les paramètres de surveillance de l'évolution initiale

D'autres protocoles, fiches techniques ou informations relatives aux accidents collectifs ou catastrophes chimiques existent, en particulier dans les centres antipoison, centres de toxicovigilance, services de réanimation, validés ou en cours de validation. Ceux paraissant les plus utiles dans le contexte actuel et qui nous seront communiqués par leurs auteurs pourront être diffusés sur ce site avec ou sans accès restreint, selon les besoins et l'actualité.
Merci de vos suggestions et critiques et de votre collaboration éventuelle à la diffusion d'informations utiles dans le cadre des alertes chimiques : renseignements sur des produits critiques, conduites à tenir, etc.


Exemples de protocoles de gestion hospitalière
des victimes d'accident chimique
(gaz suffocants, cyanure et chlorure de cyanogène, neurotoxiques organophosphorés)
Assistance Publique - Hôpitaux de Paris
(Accès restreint : se renseigner si besoin auprès du Centre Antipoison de Paris)

01 40 05 48 48 (lignes groupées)


 

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